La Malaisie célèbre les arts de l’islam asiatique

La Malaisie qui compte deux tiers de musulmans et qui possède le plus grand musée d’arts islamiques d’Asie du Sud-Est. Ouvert en 1998, le Musée des arts islamiques de Kuala Lumpur propose aujourd’hui plus de 7000 oeuvres d’art du monde entier. Une très large collection d’arts islamiques en provenance de Chine, d’Inde et d’Asie du Sud-Est. Car les arts de l’islam comprennent toute la production artistique de l’Hégire au XIXe siècle, de l’Espagne jusqu’à l’Inde.

En Inde, c’est l’Empire moghol (dynastie musulmane d’origine turque, à ne pas confondre avec l’Empire mongol, en Mongolie) qui permet l’épanouissement de l’art islamique du XVIe au XVIIIe siècles. L’art des Moghols, qui s’étend des bijoux et des vêtements à l’architecture, différait des caractéristiques habituelles de l’art de l’islam. Ce sont les Moghols qui favorisèrent l’exercice du portrait. Mais surtout la vie à la cour exigeait une profusion de luxe. A cette époque, la vaisselle, traditionnellement fabriquée en céramique dans le monde musulman, tout comme les armes nécessaires au combat pour étendre l’Empire, devinrent des occasions de développer l’art du métal et de l’émail, alors que le travail du bronze et du cuivre était une spécialité iranienne aux premiers siècles de l’islam.
L’art islamique chinois est mal connu. L’art traditionnel chinois se base, au fil des siècles, sur la calligraphie. Elle sera donc adaptée à l’idéal islamique lorsque l’islam pénètre en Chine au VIIe siècle avec les marchands perses, tout comme les mosquées de Chine ont souvent été construites à la manière de temples. Le musée de Kuala Lumpur présente également une très importante collection d’armes. On comprend que chaque forme de lame, chaque type de décoration correspond à une époque et une civilisation particulières. Au fil de la visite, sur trois étages, on découvre des céramiques, des bâtiments, des vêtements, des bijoux, des tissus, ce qui faisait le quotidien des populations de l’Asie à cette période d’influence musulmane. Mention spéciale au bâtiment-même du musée dont les plafonds sont en forme de dômes, magnifiquement décorés de l’intérieur comme de l’extérieur.

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