La religion n’y est pour rien…

Pour l’archevêque de Paris, la religion n’est pas à l’origine de la radicalisation des terroristes : c’est « le sentiment de ne pas être intégré » à la société qui en serait responsable. on a fait l’erreur de croire que c’est la religion qui est la cause de la radicalisation. La cause de la radicalisation, c’est le sentiment de ne pas être intégré à la société, d’être marginalisé, dit-il.

L’islam et les mosquées portent-ils une responsabilité dans la radicalisation des terroristes des attentats du 13 novembre ? Pour André Vingt-Trois, la réponse est non.

Sur BFMTV et RMC, le cardinal-archevêque de Paris affirme que « les attentats dont on a été témoin ont été des révélateurs de notre société. Les terroristes sont des Français, ils sortent des écoles françaises, ont été élevés en France. Le problème est vraiment dans la société: on a une société qui fonde tout sur l’individualisme, et l’isolement des individus ».

Selon lui, « on a fait l’erreur de croire que c’est la religion qui est la cause de la radicalisation. La cause de la radicalisation, c’est le sentiment de ne pas être intégré à la société, d’être marginalisé, d’être dans une société de la consommation, du clinquant, devant des jeunes qui n’ont aucun moyen d’y participer (…) Ce n’est pas dans les mosquées qu’on devient radical. On devient radical par les circonstances de la vie et l’incapacité à les assumer. Et on justifie cette radicalisation en la rattachant à la religion ».

« Créer des cellules de vie sociale »

Les jeunes qui se radicalisent « trouvent dans les discours et les messages qui circulent sur les réseaux sociaux une justification supérieure qui leur permet de légitimer leur radicalisation », analyse André Vingt-Trois. Et à ses yeux, les efforts des responsables musulmans pour prendre leurs distances vis-à-vis de la radicalisation « ne sert à rien tant qu’ils ne sont pas reconnus comme légitimes par les jeunes auxquels ils s’adressent ».
La solution passe par le vivre-ensemble, pour Monseigneur Vingt-Trois. « Je pense qu’il faut impérativement développer des cellules de vie sociale qui reconstituent des tissus relationnels. Cela passe par des associations, la famille, l’école, etc. »

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